Selon les analystes, compte tenu de la réduction de la production de 2 millions de barils par jour annoncée la semaine dernière par l’OPEP+, le prix du pétrole brut devrait à nouveau franchir la barre des 100 dollars à moyen terme. Le fait que les grèves dans plusieurs raffineries françaises aient affecté l’offre régionale de produits est également un facteur important pour la Suisse.
Le marché continue d’être marqué par des facteurs d’influence contradictoires. Les grèves en France, les sanctions contre l’Iran et la réduction attendue de la production de l’OPEP+ soutiennent le prix du pétrole brut. En revanche, l’ouragan Ian, le plafonnement attendu des prix de l’énergie russe, la poursuite du lockdown en Chine et les craintes de récession ont un impact négatif.
Comme sur tous les marchés de matières premières, l’incertitude reste élevée sur les marchés de l’énergie. Le prix du pétrole reste sous pression. Cela s’explique par les craintes d’un ralentissement économique mondial, les banques centrales ayant presque partout resserré la vis des taux d’intérêt pour lutter contre la forte inflation.
La réduction symbolique de la production de 100’000 barils par jour décidée par l’OPEP+ le 5 septembre ne semble pas suffire à stabiliser les prix du pétrole. Les prix du Brent et du WTI sont en baisse depuis deux semaines. Les inquiétudes concernant une baisse de la demande dominent actuellement l’activité du marché.
Les ventes de carburants en Suisse ont nettement chuté en juillet par rapport aux mois précédents et surtout par rapport aux années précédentes. Cela indique clairement que les rabais sur les carburants en Italie, en France et en Allemagne ont entraîné une augmentation du tourisme à la pompe. Rien n’indique que les automobilistes aient moins roulé cet été en général.