La libération de réserves stratégiques de pétrole la semaine dernière a permis de rassurer les marchés. Mais l’incertitude n’a pas encore disparu, car on ne sait pas encore si la nouvelle variante du corona virus rendra à nouveau nécessaire de nou-veaux les confinements mondiaux. C’est la principale préoccupation des acteurs du marché, car dès le confinement feraient vaciller la reprise économique mondiale et feraient ainsi chuter à nouveau la demande de pétrole. L’excédent d’offre prévu pour le premier trimestre 2022 s’en trouverait encore aggravé.
La lutte contre les prix élevés du pétrole prend lentement forme au niveau international. Depuis des semaines, les spéculations sur le déblocage des réserves de pétrole ont fait pencher les bourses vers une baisse des prix. Et ce, bien que le président américain Joe Biden se soit abstenu de faire des déclarations explicites à ce sujet. Au lieu de cela, le gouvernement américain a tenté d’inciter d’autres pays à libérer leurs réserves de manière coordonnée, après que l’alliance OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole) ne se soit pas montrée disposée à augmenter ses volumes de production plus que ce qui avait été convenu l’été dernier.
Les contrats à terme sur les marchés pétroliers (oil futures) ont non seulement baissé dans le courant de la journée de vendredi, mais ont également enregistré de légères pertes pour la semaine. La pression à la vente a été principalement exercée par le dollar, qui s’est considérablement apprécié en milieu de semaine en raison des données sur l’inflation américaine. Les contrats à terme sur le pétrole étant négociés en dollars, ils deviennent plus chers et donc moins intéressants pour les acheteurs en dehors des États-Unis.
La situation de l’offre sur les marchés pétroliers reste tendue.Alors que l’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole) s’en tient à la stratégie de production convenue cet été, une libération des réserves stratégiques de pétrole aux États-Unis ne semble pas être en vue pour le moment. Selon un analyste, la crise énergétique reprend le contrôle des marchés de l’énergie.
Les parts de marché des nouvelles immatriculations de voitures privées dotées de systèmes de propulsion alternatifs explosent littéralement. Néanmoins, les moteurs thermiques resteront encore longtemps le pilier central de la mobilité routière. Une situation positive s’agissant de l’approvisionnement en énergie.